Tammam Azzam, artiste multimédia syrien

Né à Damas, en Syrie en 1980
Réside actuellement en Allemagne

Tammam Azzam a reçu sa formation de la Faculté des Beaux-Arts de Damas, en se spécialisant sur la peinture à l’huile. Contraint de fuir la guerre, il quitte la Syrie pour s’installer à Dubai en 2011, et vit et travaille en Allemagne à partir de 2015. Il a notamment été l’invité de plusieurs expositions monographiques ou collectives, dont la Biennale des arts graphiques de Ljubljana (Slovénie, 2013) ; la galerie Ayyam de Beyrouth (2013), de Londres (2013), de Dubai (2012, 2009) et de Damas (2010). En 2014, Tammam Azzam participe à FotoFest à Houston, Texas. « L’artiste syrien Tammam Azzam a créé une forme hybride de peintures », c’est ainsi que la galerie Ayyam le présente, grâce au recours à divers médias qui permettent des « interactions entre la surface et la forme qui dialoguent à mesure que les compositions évoluent ». Durant l’été 2015, il a attiré l’attention du street artiste Banksy et a été invité dans son exposition Dismaland, installée à Weston-Super-Mare, dans l’ouest de l’Angleterre.

Tammam Azzam expérimente différents médias, facilitant la création d’une « forme hybride », qui emprunte autant qu’elle se multiplie et évolue. Ses œuvres récentes utilisent ainsi les médias numériques et les références à l’histoire de l’art pour examiner les bouleversements politiques et sociaux en Syrie et les cycles de violence et de destruction déchirant son pays. Il réinvestit plusieurs symboles iconiques dans une réflexion poignante sur la situation de son pays face à la négligence du monde.

Tammam Azzam publie régulièrement sur les réseaux sociaux ses images numériques inspirées de l’iconographie mondiale (images médiatisées, références à l’histoire de l’art, etc.). Avec la série Syrian Museum (musée syrien), il met en confrontation des images qui parcourent et habitent la culture occidentale avec celles de la réalité syrienne, interrogeant notre vision de l’actualité et questionnant la place de l’art.

Ce diaporama nécessite JavaScript.